Je vous propose aujourd’hui de rencontrer Valériane Taront, une jeune auteure dont le premier roman, Fenêtre sur jardin, vient d’être publié aux éditions Calmann-Lévy et que j’ai eu la chance d’accompagner à l’occasion de la correction de son ouvrage (merci encore Valériane !!!).

Une maison, un poney, un secret dans le Vexin.
Récemment licencié et fraîchement séparé, Thibaut, jeune journaliste alsacien, s’installe dans la maison de sa tante qui vient de décéder. Il a proposé à ses parents de s’occuper de la vider et de la mettre en vente.
De cette tante, il ne sait quasiment rien car sa mère n’entretenait aucun rapport avec sa sœur dont le seul nom produisait sur elle un effet répulsif.
La maison recèle plusieurs détails insolites qui perturbent Thibaut à mesure qu’il se glisse dans le cadre de vie plutôt cosy de cette tante énigmatique.
Dans le village, on dessine d’elle le portrait d’une femme chaleureuse. Pourtant, le malaise du jeune homme grandit, ravivant un rêve mystérieux qui le hante depuis toujours. Quel secret cachait sa tante Ida ?
Un roman qui explore l’impact des traumatismes familiaux et enraciné dans le Vexin français, région à laquelle Valériane est profondément attachée.

Photographie : Chantille de Lincourt
Bonjour Valériane, je suis très heureuse de vous recevoir pour cette petite interview. Pouvez-vous m’en dire un peu plus sur vous ? Quel est votre parcours ?
J’ai grandi dans le Vexin français où j’ai suivi des études scientifiques, malgré un net penchant pour la littérature ! Vers 30 ans, alors que ma carrière était entamée, j’ai vécu un passage à vide. J’ai alors renoué avec l’écriture, laissée de côté depuis des années.

Photographie : Bruno Lévy
Comment le projet de Fenêtre sur jardin est-il né ? Qu’est-ce qui vous a inspirée ?
J’avais donc revivifié mon envie d’écrire, mais encore fallait-il trouver l’inspiration ! Pour me donner un coup de pouce, j’ai participé à des concours de nouvelles qui imposent souvent un thème. Un de ces thèmes était « la porte ». M’est alors revenu en mémoire le rêve récurrent d’une amie. Elle se trouvait devant une porte qu’elle ne pouvait ouvrir. Derrière, il y avait sa grand-mère. Elle avait peur. L’histoire de Fenêtre sur jardin s’est alors formée dans mon esprit !
Avez-vous été confrontée à des difficultés particulières en écrivant ?
Étonnement, pas vraiment ! J’ai d’abord écrit ma nouvelle puis étant vraiment attachée à ce texte, j’en ai fait un roman. Pendant tout le temps de l’écriture, j’étais habitée, presque obsédée, j’ai donc écrit très vite ! Le processus a été à la fois fluide et saccadé.
Depuis quand écrivez-vous ? Fenêtre sur jardin n’est pas votre unique roman, il me semble.
J’ai repris l’écriture en 2019 et commencé celle de mon premier roman, Fenêtre sur jardin, en 2020. Entre le premier jet et la version finale du texte, il s’est écoulé deux ans, au cours desquels j’ai écrit deux autres romans. Quand j’ai repris Fenêtre sur jardin, le texte avait mûri et mon écriture s’était affirmée. Ce délai m’a permis de produire une version plus aboutie, que j’ai ensuite fait corriger par Neoplume. C’est peut-être l’ensemble de ces facteurs qui ont permis à Fenêtre sur jardin de se démarquer !
Vous avez obtenu le prix Jeune Talent Jeannine-Balland 2023. Quelle belle récompense ! Quelle est la spécificité de ce prix ?
Jeannine Balland fut une éditrice renommée et passionnée (à 80 ans elle travaillait encore !). Très vite, elle a défendu des textes ancrés dans une région française. Elle est à l’origine de la création de la collection Territoires chez Calmann-Lévy. Tous les ans, la maison d’édition lance un appel à manuscrits afin de publier un ouvrage correspondant aux valeurs de la collection. En tant que lauréate 2023, j’aurai le plaisir de faire partie du jury de l’édition 2024. L’appel à manuscrits commence le 1er novembre !
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Un grand merci, Valériane, d’avoir accepté de répondre à mes questions. Je vous souhaite beaucoup de succès. Et encore toutes mes félicitations !
Retrouvez Fenêtre sur jardin directement chez Calmann-Lévy ou en librairie.




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