Les nombres dans un texte: faut-il les écrire en toutes lettres, en chiffres arabes ou en chiffres romains? Voici quelques éléments de réponse:
- Les nombres en toutes lettres
Les nombres se mettent en général en toutes lettres dans le texte: deux chemises, trois pulls et une brosse à dents: voilà tout son bagage.
Les sommes, mesures et dates ne se mettent en toutes lettres que dans les actes officiels. Dans ce cas, et uniquement à l’intérieur des dates, on utilise facultativement l’archaïsme mil: Fait à Paris, le douze septembre mil neuf cent vingt-quatre.
On met en chiffres arabes:
- tous les noms qui donnent une mesure, un titre de métal ou d’alliage, un pourcentage … Et, d’une manière générale, tous les nombres dans les manuels de mathématiques, de physique ou de technique: une pile de 4,5 volts, un parcours de 1200 kilomètres, le poids de 105 kilos, une réduction de 25%;
- les sommes;
- les dates et les notations de temps: le 22 septembre 2009 à 8 h 45;
- les numéros de rue: 31, hameau des coudrayes;
- les énumérations et statistiques;
- les numéros de pages, d’articles, de paragraphes, de figures dans un ouvrage.
On met en chiffres romains:
- les millésimes sur les couvertures ou les pages de titre des ouvrages;
- les dates du calendrier révolutionnaire: 13 fructidor an VII;
- les numérotations de tomes, livres, titres, volumes, chants, chapitres, , parties …: les Misérables, tome II. Cependant, on composera toujours en toutes lettres les mots « premiers » ou « première »: chapitre premier, première partie;
- les numérotations de planches;
- les arrondissements des grandes villes: Marseille IVè, Paris XIIIè. Cette numérotation est de plus en plus remplacée par des chiffres arabes, surtout dans les adresses postales;
- les numéros d’ordre des souverains ou de papes: Louis XVIII, Jean XXIII;
- Les numérotations des dynasties, des olympiades, des conciles: la XVè dynastie;
- Les numérotations des siècles: on les composera en petites capitales: le XVIè siècle fut celui de Rabelais.