Faut-il accorder les adjectifs de couleur ?

Il y a quelques jours, alors que j’étais en train de corriger un mémoire, j’ai soudain eu un doute quant à l’accord d’un adjectif de couleur. Ni une ni deux, je me suis plongée dans mon livre de référence, le Lexique des règles typographiques en usage à l’imprimerie nationale. Je vous transcris ici la règle sur le sujet… Un petit rappel ne fait jamais de mal.

Les adjectifs de couleur sont variables dans deux cas

1. Quand la couleur est indiquée par un seul véritable adjectif ; il s’agit des adjectifs les plus courants, de leur dérivé en -âtre et des huit adjectifs suivants : alezan, bai, écarlate, fauve, incarnat, mauve, pourpre, rose.

Ex. : une étoffe verte, des chevelures châtaines, des eaux noirâtres, une jument baie, de la soie cramoisie…

2. Lorsque la couleur est indiquée par plusieurs adjectifs s’appliquant à des objets différents.

Ex. : des cocardes bleues, blanches, rouges (= des cocardes bleues, des cocardes blanches, des cocardes rouges).

Les adjectifs de couleur sont invariables dans les autres cas

1. Plusieurs adjectifs désignant plusieurs couleurs réunies dans un même objet.

Ex. : des cocardes bleu, blanc, rouge (= des cocardes tricolores)

2. Deux adjectifs dont le second renforce ou atténue simplement le premier, qui est alors employé substantivement.

Ex. : des yeux bleu foncé, des chevaux gris pommelé

3. Deux adjectifs d’importance équivalente définissant une couleur « mixte » et liés par un trait d’union.

Ex. : des encres bleu-noir, des tons gris-bleu

4. Des noms employés seuls ou précisant un autre adjectif de couleur.

Ex.: une robe abricot, une jupe jaune abricot, des yeux noisette

5. Des expressions composées, avec ou sans trait d’union.

Ex.: jaune d’or, noir de jais, poivre et sel, lie-de-vin

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Alors, finalement, ce n’est pas si difficile, n’est-ce pas ?

Crédit photo : Pixabay

Source : Lexique des règles typographiques en usage à l’imprimerie nationale.

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